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les rapid'eaux c'est avant tout une association créée par la famille huot en 2001 et qui regroupe aussi bien des randonneurs,des coureurs mais aussi des bénévoles (nous sommes une cinquantaine de membres) et qui organise des courses pédestres, les traditionnelles floralies de st méard de gurçon , des lotos...

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Récit de denis au trail du sancy : la revanche

Il y a un an tout juste, l’UTS marquait un point en m’achevant à mi parcours. Micro fissure au cartilage du genou droit ! Me forçant à l’abandon.

Cette édition 2011 prend donc un tout autre aspect. Ma revanche en tête depuis un an, me voilà sur la ligne de départ à 03 h 30 du matin avec une sérieuse envie d’en découdre. Les guerriers arrivent peu à peu. Nos regards se croisent, juste un clin d’œil, un sourire, une banalité sur l’ambiance, le temps… Mais la tête est déjà partie à l’assaut des premiers cols… La respiration s’accélère, on est à h-10 secondes.. Go

A peine 500 mètre dans les rues du Mont dore que le sentier de Bozat est là avec ses 6 kms de montée pour un dénivelé de 400 m positif. Le corps monte en régime assez rapidement, il fait bon, limite un peu lourd. Direction le puy du loup 1481 m.

Trois cols déjà de passé (Bozat, Banne d’ordanche, puy du loup) et premier ravito au 25ème kilomètre. Les plaisanteries fusent, on a le sourire. Le corps est en température de croisière et la suite des réjouissances s’annoncent éprouvantes. On attendait la pluie mais c’est le vent qui s’invite. En rafale 90 à 95 kms/h selon l’organisation. Le chapiteau où est installé le ravito arrache des amarres… Plus aucun gobelet sur les tables. Bref, on donne un rapide coup de main. L’organisation nous presse, il faut repartir. Les orages s’annoncent et le vent forcit sur les crêtes. Rafale de 100 kms/h sur les deux prochains cols !!

Le plein des gourdes, quelques morceaux de bananes, soupe, pâtes… Grrrr pas de citron... zut (hein ! Fredo) et me revoilà partie avec la montée du puy de la tâche et du puy de l’angle en suivant, culminants tout deux respectivement à 1696 m et 1738 m.

Ce vent !!!!! De face.. De travers.. La vitesse moyenne chute. De face, très difficile de courir à bon rythme. De travers, les rafales m’éjecte des monotraces creusées.. une chute, deux chutes.. Je pousse des grands cris d’énervement, de hargne. Le Sancy sort l’artillerie lourde. C’est entre lui et moi… Je plante du bâton difficilement  et comme mon pote Fredo sur l’UTMB, dans ses moments rares où le corps le cœur et la tête fonctionnent et s’accordent  sur la même note, le couteau entre les dents je crie, je gueule !! Les prénoms des mes trois princesses.

Puy de l’angle… je sais plus l’heure qui l’est, le chrono est éteint..Mais je suis en haut grrrr. J’attaque la descente illico, direction le col de la Crois st Robert et son Ravito gargantuesque ! 5 ou 6 kms de descente plus ou moins technique. J’accélère le rythme.. en descente, ça le fait lol..

Ravito du col de la croix st robert, je dévore et refait du jus. On est au 48ème kilomètre, j’apprends qu’il est bientôt midi. Ouf la barrière horaire était à 13 h 30. On ne se réjouit pas trop vite le plus dur est encore devant.

A peine 5 minutes de repos et je repars. Le vent est toujours là et aussi fort. C’est décourageant, le moral est atteint. La montée du Roc de Cuzeau (1737m) et en suivant le Puy des Crebasses (1762m) me mettent un grand coup, sur le physique, sur le moral.. Je commence à douter ! J’arrive à passer ces deux cols vidé, plus de jus, envolé avec ces Put… de rafales je présume.

J’amorce une descente de 6 à 7 bornes en sous bois avant d’attaquer la montée vers le col de Champgourdeix. Une longue descente où le vent me laisse me restaurer. Une barre de MULEBARRE (merci Fredo) une boite de tic tac menthe forte (tout con.. mais ça fait du bien).

Et ce qu’on attendait plus arriva… Orage, forte pluie, grêle. Le sentier devient de suite très gras et glissant. Je prends garde à mes appuis, ça pique un peu. Le quechua sorti, je tiens mes bâtons d’une main, ma capuche et ma casquette de l’autre… En bas, au point de contrôle, l’organisation me demande si ça va (quelle question existentielle !) et m’informe que derrière (Col de la croix st Robert – ravito) le parcours est détourné pour plus de sécurité. Il rajoute que  je suis trop avancé pour faire demi-tour et que je vais avoir la joie et le bonheur de monter au Champgourdeix sous l’orage. Je connais les orages en Périgord !! Parfois méchant !! BEN LA le bonhomme est pas fier !!

La montée Champgourdeix c’est 4 kms pour 400 D+ dans du pierrier instable et glissant. Le vent souffle de plus bel mais ça monte tranquille, j’ai la rage.

L’arrivée à Super Besse n’est pas loin. Le ravito m’attend, j’en suis euphorique. La fatigue certainement. Je passe deux gars qui marchent. Ils ont l’air aussi cuit que moi ! On est au 63ème kilomètre. L’orage s’est arrêté.

Le ravito tient ses promesses. Je mange des petits sandwichs au jambon, des chips… Et là PAN l’organisation m’informe de l’heure : 15 h 30 et que j’ai 1h30 pour passer la dernière barrière horaire au col de la cabanne, soit avant 17 h 00 !! 8 bornes et pas loin de 700 D+…

Panique, le Sancy sort sa dernière flibusterie !! Il doit avoir peur c’est sûr !! A 1885 m d’altitude on nous annonce des vents violents. Oh le scoop ! On a ce vent depuis un moment déjà dis-je en rigolant ! C’est pire me répond l’organisation…          hein ! quoi ! …

Je repense à mes motivations du départ, à ma revanche qui me tient à cœur, à mes p’tites femmes qui pensent à moi j’en suis sûr. Mes potes du club qui comptent sur moi… Mais aussi à lui tout la haut… mais non pas lui !! Le Sancy, à 1886 m.

Je quitte Super Besse remonté et gonflé à bloc. La pente est raide, en prend du 20 % j’en suis sûr. Je plante les deux bâtons en même temps et râle en poussant dessus. Je ne veux pas me faire coincer par la barrière. 1 h 30, je n’ai qu’une heure trente pour monter. Je m’arrache… Ca fait mal.

Je pose le quechua, j’ai chaud, j’ai soiffe mais le sucré commence à m’écœurer. Mais je remonte les manchons quand même et j’avance, j’avance. Je plante les bâtons forts, très forts. Pour lui faire mal !! (On trouve les motivations où l’on peu lol).

16 h 45 Arrivée en haut dans les délais.. YES. YOUPPIII TRALALALALA

Je suis accueilli par l’organisation et une brigade de gendarmerie qui me félicite et m’encourage.. Il décide de fermer le puy de Sancy. Les vents y sont trop violents. M’en fou, suis passé !

Ma casquette s’arrache de ma tête et part se plaquer sur un flan de rocher non loin d’un gendarme qui se mets à courir pour la rattraper. Trop sympa. On discute un peu, je prends le temps, je fais un peu le mariole… Je récupère un peu.

La dernière barrière horaire est passée…  je suis en haut…  je n’ai plus qu’à redescendre. L’écurie n’est pas bien loin. 13 ou 14 bornes je pense avec une succession de descentes techniques et très piquantes au début pour finir par des sentiers en pierrier et en sous bois jusqu’à l’arrivée.

Il est 18 h 15 et quelques cacahouètes en plus ou en moins, classé 57ème sur 155 partants et seulement 109 arrivants.

….. Place au repas d’après course offert, avec paella fruit de mers à volonté !!... Direction le camping… La douche… et retour au bercail dans la foulée. Fabienne me dis, reste dormir au camping, s’est pas prudent de rentrer ce soir… pfff J’ai niqué Le Sancy aujourd’hui, s’est pas la A89 qui va m’emmerder !!! Je rentre.

SANCY 1 POINT ------- Denis 1 POINT --- MATCH NUL, LA BALLE AU CENTRE

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